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Peux-tu te présenter brièvement pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Bonjour à tous ! Je suis Florence, la créatrice de Flodesign, basée dans le sud de l’Ardèche. Avec une expérience de 23 ans en tant que designer graphique, j’ai fondé Flodesign en 2014.

Mon objectif est d’accompagner les entrepreneurs dans le développement de leur marque en créant un design épuré, intemporel et élégant, qui rend leur identité unique et mémorable.

Ma clientèle, principalement locale, fait appel à moi lors du lancement d’une nouvelle marque ou lorsqu’elle souhaite accroître sa notoriété. Mon travail va au-delà de la conception de l’identité visuelle, puisque je décline également leur image sur le web et les réseaux sociaux. Une nécessité devenue incontournable depuis l’avènement de la Covid et de l’essor du digital.

Ce qui me passionne dans mon métier, c’est la collaboration avec des clients partageant les mêmes valeurs éthiques. La qualité est une priorité pour eux, et c’est exactement ce que je m’efforce de leur offrir. Ensemble, nous construisons des marques alignées avec leurs convictions.

Comment en es-tu venue à faire du design ? Depuis combien de temps ?

L’aventure du design a débuté pour moi lors de mes études d’art appliquées à Paris, une époque qui a jeté les bases de ma passion créative.

J’ai ensuite embrassé une carrière de 8 ans au sein de trois grandes agences de design, me spécialisant dans le domaine du packaging alimentaire.

Cependant, l’envie d’explorer de nouveaux horizons m’a conduite en Australie pendant 3 ans. Là-bas, j’ai continué à travailler avec des agences, mais cette fois-ci en tant que freelance. Une expérience très challengeante avec la barrière de la langue et le fait de travailler dans le rush.

À mon retour en France, j’ai choisi de m’installer dans le sud de l’Ardèche, où je vis actuellement.
Aujourd’hui, en tant qu’indépendante, mon défi consiste à développer mon activité dans un environnement rural.

Qu’est-ce que tu proposes comme prestations à tes clients ? Quel est le problème le plus récurrent que tu résous ?

Les clients viennent à moi en me disant “bonjour, je voudrais un logo”. Mais mon approche envers mes clients va bien au-delà de simplement créer des logos. Aujourd’hui, je me positionne en tant que consultante en design, prête à résoudre les défis créatifs et stratégiques de mes clients.

Avant, je rencontrais souvent des clients avec des dessins qu’ils souhaitaient simplement nettoyer et formaliser. Heureusement, cette tendance a diminué, en grande partie grâce à ma formation, qui a profondément influencé ma manière de communiquer sur mon métier. Grâce à cette évolution, j’ai adopté un nouveau mindset de consultante, dépassant le rôle traditionnel d’exécutante.

La formation m’a offert la perspective nécessaire pour prendre du recul sur mon travail et définir clairement la cible qui résonne le plus avec ma passion. Ces changements ont été révélateurs et ont considérablement transformé ma pratique professionnelle.

Quel a été ton premier gros investissement en toi ?

Mon tout premier investissement significatif a été l’achat de mon ordinateur Mac, des logiciels essentiels, puis l’inscription à deux formations clés : LogoMakerSkills et LogoMakerPro.

LogoMakerSkills a été une révélation pour moi, renforçant ma confiance en mes compétences en design. Je suis désormais assurée de pouvoir créer des designs solides et percutants.

Quant à LogoMakerPro, il m’a apporté des compétences cruciales du point de vue entrepreneurial. La formation couvre des aspects essentiels tels que la communication, la stratégie, la vision, ainsi que la manière de présenter, construire et vendre une offre. Ces deux investissements ont joué un rôle déterminant dans mon développement professionnel.

Vie perso/ Vie pro : Tu as des enfants… Un mari, un compagnon, comment tu t’organises ? As-tu une routine dans ta semaine ?

En tant que maman solo avec deux filles, l’organisation est la clé. J’ai progressivement instauré une routine pour maximiser mon efficacité.

Mon travail se concentre principalement pendant les heures scolaires, et j’ai dédié mes mercredis aux moments hors travail. J’ai pris la décision de limiter le travail en soirée, sauf occasions exceptionnelles.

Ma semaine est structurée avec des jours réservés aux rendez-vous clients, planifiés à l’avance sur mon calendrier, et d’autres consacrés au travail sur les dossiers clients. Cette répartition équitable me permet de consacrer environ 50% de mon temps à la relation client et l’autre moitié à la création. Cependant, je constate que les moments de création deviennent de plus en plus courts.

Consciente de la tendance des graphistes à se placer en dernier après le travail pour les clients, je reste active sur les réseaux sociaux, sachant que c’est une source majeure d’acquisition client.

Pour faciliter la planification quotidienne, je visualise mentalement toutes les étapes à l’avance. Cela rend ma journée plus fluide et m’évite de m’égarer, par exemple, en passant trop de temps dans la recherche créative.

J’accorde également une attention particulière à la tâche la plus importante de la journée pour ne pas m’éparpiller et me retrouver en fin de journée avec une sensation de non-accomplissement. Le concept du « One Thing » guide mes priorités au quotidien.

Fais-tu partie de ceux qui pensent qu’il faut tout couper et vraiment scinder pro et perso quand on est freelance pour alléger son esprit, Ou penses tu au contraire que ton activité fait vraiment partie de ta vie, que c’est le prolongement de toi et que finalement il n’y a pas de raison de créer une barrière ?

Pour ma part, travaillant depuis chez moi, ma vie professionnelle est indissociable de ma vie personnelle. C’est plus qu’un travail, c’est une passion. J’ai besoin d’échanger avec ma famille au sujet de mon travail.

Cependant, lors des moments en famille, je m’abstiens de prendre des appels clients, instaurant ainsi une limite que je m’efforce de respecter scrupuleusement.

Que penses tu des Intelligences Artificielles ?

J’utilise ChatGPT, mais je n’ai pas encore essayé Midjourney.
Lors de son lancement, j’ai ressenti une légère inquiétude, mais je me dis que c’est avant tout un outil, et son impact dépend fortement des instructions données par l’utilisateur.

Bien que puissant, il semble que cela puisse poser problème pour les personnes plus axées sur la technique, car actuellement, je constate qu’il ne remplace pas la composante stratégique et la vision dans le processus créatif.

As-tu rencontré des clients exprimant l’intention d’utiliser l’IA au lieu de solliciter tes services ?

Il est difficile pour moi d’imaginer que les clients nous remplacent en recourant aux intelligences artificielles. Il existe déjà de nombreux outils plus ou moins automatisés et gratuits.

Cependant, si tu n’as pas le temps de te former à ces outils, si tu ne possèdes pas un œil aiguisé, le résultat risque d’être en-deçà de la qualité attendue.

Le mot de la fin : Quel conseil pourrais tu donner à des designers qui cherchent à se lancer ?

Se faire confiance, suivre son instinct. Allez là où ça nous fait plaisir. On réussit quand on s’éclate dans ce qu’on fait. Évidemment il y a des moments difficiles, des challenges. Tout le monde en a. Il faut persévérer et se faire plaisir.

 

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